Quels vaccins pendant la grossesse ?

Sommaire

Les vaccins peuvent poser problème pendant une grossesse. Certains peuvent en effet être fatal au fœtus !

Alors, quels sont les vaccins à faire avant et pendant sa grossesse ? Les réponses dans notre astuce.

Avant de tomber enceinte

Si vous avez un projet de grossesse, consultez votre médecin traitant (ou votre gynécologue) pour faire le point. Il pourra vous conseiller des vaccins contre :

  • la rubéole si vous n'êtes pas immunisée (vous le saurez grâce à une prise de sang) :
    • le vaccin permet d'éviter de graves malformations chez le fœtus,
    • il faudra alors éviter de tomber enceinte pendant les 2 mois qui suivent la vaccination ;
  • la rougeole pour éviter un accouchement prématuré et une contamination du bébé ;
  • la varicelle : dangereuse en début de grossesse ;
  • la coqueluche : en général vous êtes vaccinée mais peut-être en retard sur le rappel (tous les 10 ans).

À noter : envie de savoir si vous êtes à jour dans vos vaccins avant de tomber enceinte ? Consultez votre carnet de santé.

Topo des vaccins de la femme enceinte

La prudence est de mise et l'avis médical toujours recommandé.

Vaccins déconseillés

Ce sont les vaccins à base de virus vivants atténués :

  • rougeole ;
  • rubéole ;
  • oreillons ;
  • varicelle ;
  • fièvre jaune (sauf si obligation de résider en zone endémique pendant la grossesse) ;
  • typhoïde ;
  • tuberculose ;
  • diphtérie ;
  • BCG.

Attention : ne prenez pas cette recommandation à la légère. Les souches de ces virus présentes dans les vaccins peuvent traverser votre placenta et contaminer l'enfant. D'autres peuvent être mal supportés et favoriser une fausse couche.

Si vous n'êtes pas immunisée contre la rubéole :

  • La vaccination n'étant pas conseillée, un suivi spécifique sera mis en place.
  • Si vous devez vous rendre dans un pays étranger, mieux vaut reporter ce voyage s'il s'agit d'une zone d'endémie.
  • Toutefois, en cas de voyage imprévu en zone endémique, de contexte épidémique, de contraintes professionnelles, d'exposition intrafamiliale, la vaccination pourra être réalisée sur avis médical.

À noter : s'il s'avère que vous n'êtes pas immunisée contre une ou plusieurs de ces maladies, la vaccination aura lieu après votre grossesse. L'allaitement et la vaccination ne sont pas contre-indiqués.

Vaccins possibles

D'autres vaccins restent possibles au cours de la grossesse, et notamment ceux contre :

  • le tétanos ;
  • la poliomyélite ;
  • la typhoïde ;
  • l'hépatite A et B ;
  • le choléra ;
  • la diphtérie ;
  • l'encéphalite à tiques ;
  • les méningocoques ;
  • la leptospirose ;
  • la rage ;
  • le pneumocoque.

À noter : l’offre de vaccins maternels devrait s’étendre avec l’arrivée des vaccins antipaludéen, anti-cytomegalovirus, anti-streptocoques du groupe B, anti-Herpes simplex virus, et surtout antivirus respiratoire syncytial (VRS).

Le vaccin grippal peut lui aussi être administré au cours de la grossesse quel que soit le trimestre, indique le HCSP (Haut conseil de la santé publique). Cela permettrait de protéger les nouveau-nés durant deux à trois mois contre l’infection. Dans les faits, en France métropolitaine, seule une femme enceinte sur cinq serait vaccinée contre la grippe.

Bon à savoir : chez les femmes enceintes, le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 %. Elles doivent recevoir de leur caisse d'Assurance Maladie une invitation et un bon de prise en charge permettant de retirer gratuitement le vaccin chez le pharmacien et de se faire vacciner par le professionnel de leur choix (y compris le pharmacien lui-même à partir de l'automne 2019). Si vous êtes éligible mais que vous n'avez pas pu être identifiée et invitée par l'Assurance Maladie, votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien pourra vous délivrer un bon de prise en charge vous permettant d'obtenir gratuitement le vaccin.

Depuis 2022, la vaccination contre la coqueluche chez la femme enceinte est recommandée à partir du deuxième trimestre de grossesse, en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée, afin d’augmenter le transfert transplacentaire passif des anticorps maternels et d’assurer une protection optimale du nouveau-né.

Les sages-femmes sont autorisées à prescrire et à pratiquer les vaccinations suivantes chez les femmes pour lesquelles elles sont recommandées (décret n° 622-611 du 21 avril 2022) : 

  • rubéole, rougeole et oreillons ;
  • tétanos ;
  • diphtérie ;
  • poliomyélite ;
  • coqueluche ;
  • virus de l'hépatite B ;
  • papillomavirus humains ;
  • méningocoque de sérogroupe C ;
  • varicelle et zona ;
  • infections invasives à pneumocoque ;
  • virus de l'hépatite A ;
  • méningocoque de sérogroupe A ;
  • méningocoque de sérogroupe B ;
  • méningocoque de sérogroupe Y ;
  • méningocoque de sérogroupe W ;
  • grippe saisonnière (même en l'absence de recommandation, bien que la quasi totalité des femmes vaccinées l’auraient été après une recommandation de leur médecin ou de leur sage-femme) ;
  • fièvre jaune ;
  • rage (après prescription par un médecin).

À noter : tous ces vaccins (exceptés ceux contre la grippe, la fièvre jaune, la varicelle et le HPV) sont obligatoires et sont pris en charge à 65 % par l'Assurance maladie et à 35 % par les mutuelles. Les personnes ne disposant pas de mutuelle peuvent se faire vacciner gratuitement dans les centres de vaccination.

Tous nos conseils et infos pratiques dans nos contenus complémentaires :

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