Votre accouchement approche et vous allez enfin pouvoir rencontrer le petit être qui grandit dans votre ventre depuis des mois.
Mais voilà qu’il arrive un peu avant la date prévue des 39 semaines d’aménorrhée. Parle-t-on encore de prématurité à 36 semaines d’aménorrhée ? Comment y faire face ? Nous faisons le point.
Différents stades de prématurité
Toute naissance est considérée comme prématurée lorsqu’elle survient avant 37 semaines d’aménorrhée, soit 35 semaines de grossesse.
Au sein de cette prématurité globale, il faut distinguer plusieurs stades :
- la très grande prématurité (avant 28 SA) ;
- la grande prématurité (28 à 32 SA + 6 jours) ;
- la prématurité moyenne (de 33 SA à 36 SA+ 6 jours).
Dès la fin de la 31è semaine, les organes du bébé sont entièrement formés ou quasiment, à l’exception des poumons qui poursuivent leur développement.
À ce stade du 8è mois de grossesse, le bébé ne pèse pourtant que 1,750 kg en moyenne.
Prématurité moyenne à 36 SA
Principaux cas de figure
Il existe plusieurs causes d’un accouchement prématuré à 36 semaines d’aménorrhée (SA) :
- Un traumatisme (par exemple un accident de voiture), surtout violent, peut entraîner un accouchement prématuré.
- Une intervention chirurgicale est elle aussi susceptible de provoquer l’accouchement quelques jours plus tard.
- Les maladies infectieuses aiguës, contractées plus tôt lors de la grossesse (infections des voies urinaires, infections sexuellement transmissibles, certaines infections vaginales…) peuvent de même entraîner un accouchement avant terme.
- Le grossissement anormal de l’utérus peut également entraîner un accouchement prématuré. Cette distension est habituellement due à une grossesse gémellaire (20 à 30 % des prématurés sont des jumeaux) ou à un excédent de liquide amniotique.
- Une récente méta-analyse publiée dans Nutrition Reviews a trouvé une corrélation nette entre la carence en magnésium et le risque de prématurité. Cette étude aurait retrouvé une réduction du risque de 4 à 65 % chez des femmes âgées de 20 à 35 ans ayant une supplémentation en magnésium.
- Présenter une maladie chronique des intestins (MICI) serait associé à un risque majoré de prématurité. Le taux de prématurité serait doublé en cas de maladie active.
Les conditions de travail (en station debout par exemple), la distance entre le domicile et le lieu de travail (trajets avec les transports en commun) et les travaux ménagers jouent également un rôle important. On peut aussi citer l’âge de la mère, des soins de santé tardifs pendant la grossesse, la consommation de tabac, d’alcool ou de drogues, les violences domestiques (physiques, sexuelles ou émotionnelles), le stress et certains polluants environnementaux.
Accouchement à 36 SA : les risques pour le bébé
Le bébé qui naît entre la 35e et la 36e semaine est généralement peu exposé. La plupart du temps il est simplement fragile et est placé dans un centre ordinaire de prématuré.
Il arrive même qu’on le laisse près de sa maman. Le contact avec sa mère, notamment à travers le peau à peau peut avoir des effets considérables sur le développement du bébé et est considéré comme la meilleure des thérapies.
Cependant il existe des cas de figures où le bébé né à 36 semaines d’aménorrhée présente :
- une immaturité pulmonaire ;
- une immaturité du rythme cardiorespiratoire : pauses respiratoires ;
- une immaturité digestive, hépatique, rénale ou encore nerveuse.
Le poids du bébé à ce terme et son développement feront la différence sur le risque encouru.
Prévention des accouchements précoces
Dans le cas de gros risques d’accouchements prématurés, une prophylaxie est indiqué pour retarder le plus possible l’accouchement.
En effet, plus le bébé reste dans le ventre de la maman, meilleures seront ses constantes vitales à la naissance.
Ainsi sur le plan clinique dans la cas de menaces d’accouchement prématuré :
- On injecte des inhibiteurs de contractions qui permettent de gagner le temps nécessaire à une corticothérapie.
- Puis la maman reçoit deux injections de gluco-corticoïdes à 24h d’intervalle, qui se chargent de diminuer la mortalité et les séquelles respiratoires, digestives et neurologiques du bébé.
- On préconise un repos total.
En cas de doute ou de question, demandez conseil à votre médecin ou rendez-vous aux urgences gynécologiques les plus proches.
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