Grossesse multiple

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Une grossesse multiple est la croissance simultanée de plusieurs bébés dans l’utérus. Elle demande une étroite surveillance pendant toute la grossesse. Pourquoi et comment ? On vous dit tout !

Particularité d'une grossesse multiple

Lors d'une grossesse multiple, soit plusieurs ovules ont été fécondés, soit un ovule s’est séparé, une ou plusieurs fois, après la fécondation, développant alors plusieurs fœtus venus donc du même ovule.

Une grossesse multiple peut arriver naturellement ou être la conséquence d’une procréation assistée comme l’insémination artificielle, le transfert d’embryon ou la fécondation in vitro. Un ou plusieurs ovules fécondés sont alors déposés dans l’utérus pour espérer déclencher une grossesse.

À noter : en France, 16,1 ‰ des grossesses sont gémellaires, versus 15,8 ‰ en Europe.

Grossesse multiple : diagnostic et examens

Le diagnostic d’une grossesse multiple se fait par échographie. Le taux de l’hormone bHCG est en général plus élevé que la moyenne lors d’une grossesse multiple. Tout au long de la grossesse, les surveillances échographiques et les visites prénatales sont très rapprochées.

Grossesse multiple et visites prénatales

Les visites prénatales, en cas de grossesse multiple, ont lieu :

  • toutes les 3 semaines au début de la grossesse ;
  • toutes les 2 semaines ensuite jusqu'à la 34e semaine ;
  • toutes les semaines enfin jusqu'à la naissance.

Grossesse multiple et échographies

Dès 28 semaines, et chaque mois, une échographie est réalisée. Au cours de chaque examen, le médecin observe la position, la croissance et la morphologie de chaque fœtus. Il réalise également un doppler ombilical.

À noter que si les bébés partagent le même placenta, 2 échographies par mois peuvent être effectuées.

Complications possibles lors d'une grossesse multiple

Les grossesses multiples sont aussi appelées des grossesses à haut risque.

  • Risques pour la maman : une femme qui porte plusieurs enfants a un risque plus élevé de diabète gestationnel, de complications vasculaires, d’hémorragies, de protéinurie, d’œdèmes ou d’hypertension. L’existence d’un hydramnios (excès de liquide amniotique) est possible ainsi que l’insertion du ou des placentas sur le segment inférieur.
  • Risques pour le bébé : les risques de prématurité (lié au manque de place dans l’utérus et à sa distension) et de retard de croissance intra-utérin (RCIU) sont élevés. Le risque de syndrome transfuseur-transfusé existe également ; le débit sanguin est alors inégal entre les bébés.

À noter : l’interruption volontaire partielle de grossesse multiple a été encadrée par la loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 modifiant l'article L. 2213-1 du Code de la santé publique. La pratique de la réduction embryonnaire qui consiste à éliminer un embryon ou un fœtus dans le cadre d’une grossesse multiple ne peut être pratiquée que dans les 12 premières semaines de grossesse « lorsqu’elle permet de réduire les risques d’une grossesse dont le caractère multiple met en péril la santé de la femme, des embryons ou du fœtus ».

Repos et arrêt de travail ? Le risque d’accouchement prématuré augmente avec la fatigue qui elle-même est accentuée pendant une grossesse multiple. Le repos est la meilleure prévention. Souvent, un arrêt de travail est prescrit à partir de la 24e semaine de grossesse.

Conditions de l’accouchement d’une grossesse multiple

Certains médecins obstétriciens choisissent la césarienne pour limiter toute complication. D'autres, au contraire, estiment que ce recours est extrême. Aussi, dès le début de la grossesse, il est important de pouvoir dialoguer avec le médecin pour s’assurer qu’une césarienne ne sera pratiquée qu’en cas de besoin.

Pour un accouchement naturel par voie basse, plusieurs conditions sont requises :

  • l’accouchement est le plus prêt possible du terme prévu ;
  • le 1er enfant se présente par la tête ;
  • le 2e enfant a pratiquement le même poids que le 1er ;
  • il n’y a pas eu de complications ni pendant la grossesse, ni au début de l’accouchement ;
  • il n’y a pas de signes de souffrance fœtale ;
  • aucune césarienne n’a été pratiquée dans les 2 années précédant la naissance.

Bon à savoir : pour prévenir tout risque, la surveillance est constante durant le travail.

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