Quand on parle d’horloge biologique chez la femme, les problèmes de fertilité et les questions sur l’âge de procréation viennent à l’esprit. Mais qu’en est-il vraiment ? Quels sont les effets de cette horloge interne sur la santé des femmes ? Comment être à l’écoute de son corps et peut-on réellement être en retard sur son horloge biologique ? On vous dit tout dans notre article.
Les caractéristiques de l’horloge biologique chez la femme
Fonctionnement de l’organisme
Médicalement, l’horloge biologique désigne les mécanismes mis en jeu dans l’organisme au cours de la journée : on parle de rythme circadien pour décrire les cycles jour-nuit ou veille-sommeil ; selon les moments de la journée, l’organisme est ainsi plus apte à réaliser certaines activités.
Âge de la procréation
Quand on parle d’horloge biologique chez la femme, la notion de fertilité est ajoutée à ce rythme : plus une femme attend pour avoir un enfant, moins cela serait facile, biologiquement parlant.
Il est médicalement reconnu que l’organisme de la femme est dans les meilleures conditions pour porter des enfants entre 25 et 35 ans. Dès 35 ans, la fertilité diminue régulièrement, et à partir de 43 ans la procréation médicalement assistée (PMA) n’est plus remboursée par la Sécurité sociale.
Biologiquement, le corps s’adapte aux différents moments de la vie. L’accent est mis sur la croissance dans l’enfance, le développement dans l’adolescence puis l’organisme arrive à une certaine maturité autour de l’âge de 25 ans.
À partir de cet âge, la croissance et le développement étant terminés, une nouvelle phase de vie amorce une sorte de déclin biologique dont les effets sur la fertilité se situent autour de l’âge de 35 ans pour la femme. Au fur et à mesure, le corps et ses tissus se régénèrent moins bien, ils vieillissent naturellement, et les cycles menstruels peuvent changer et évoluer vers une diminution de la production d’ovules. Enfin, la ménopause signe la fin biologique de la fécondité.
Le syndrome de la baby fever
On parle de baby fever pour décrire l’envie d’avoir un enfant qui peut être déclenchée par les effets de l’horloge biologique chez la femme. En effet, l’horloge biologique peut créer un sentiment d’urgence chez la femme de 35 ans, qui prend conscience, tout à coup, qu’elle doit se dépêcher de procréer sous peine de voir ses chances diminuer d’année en année.
Maîtriser son horloge biologique : la conservation d’ovules
Cette question ne peut être réellement traitée car la vitrification d’ovocytes est une pratique qui n’est pas librement autorisée en France à l’heure actuelle (sauf en cas de prise en charge médicale susceptible d’altérer la fécondité, notamment en cas de chimiothérapie).
Pourtant, il est important de savoir que conserver ses ovules par congélation dans le but de les féconder plus tard ne protège pas des difficultés que l’on peut rencontrer lors d’une grossesse classique, quel que soit l’âge de la mère.