Période de fertilité

Sommaire

En France, l'âge de la première procréation est de 30 ans.

La fécondation d'un ovule nécessite pour la femme d'être en période de fertilité. On peut mieux identifier cette période par un test de fécondité.

Fécondation dans conditions normales : 1 chance sur 4

La période féconde du cycle menstruel de la femme dépend de deux facteurs :

  • la capacité de l'ovocyte (ovule) à attendre le spermatozoïde pendant environ 24 heures,
  • la durée du spermatozoïde dans les voies génitales de la femme.

Ces variables expliquent le fait qu'il n'existe qu'une chance sur quatre d'obtenir une fécondation.

Durant la période féconde de la vie de la femme (de 18 à 30 ans), un calcul statistique situe la capacité à être fécondée autour de 25 % : il existe statistiquement une chance sur quatre cycles qu'une gestation (grossesse) survienne.

Ces limites expliquent les fausses infertilités qui cèdent au bout de quelques mois d'attente.

À noter : ce constat récent a incité les praticiens à proposer un délai d'attente de quelques mois, voire d'une année, avant de traiter les couples pour infertilité.

Période de fertilité : selon l'âge de la femme

La courbe de fertilité chez la femme est optimale entre 18 et 30 ans.

Fertilité : plus d'attente après 30 ans

Cette courbe descend ensuite :

  • d'abord lentement après 30 ans,
  • puis le stock d'ovocytes s'épuise inexorablement.

Ce fait biologique explique qu'après la trentaine, des attentes soient nécessaires avant qu'une fécondation ne survienne. Passé 35 ans :

  • la fécondation devient aléatoire et peut requérir plusieurs mois, voire des années d'attente,
  • les processus biologiques de fécondation perdent en efficacité.

Infertilité relative : allongement du délai d'attente

Dans les pays développés, l'âge de la première grossesse recule inexorablement : 30 ans en moyenne pour une première grossesse en France en 2012. Ce retard à la conception est à lui seul :

  • une cause d'infertilité relative chez les couples, c'est-à-dire un allongement du délai d'attente de la fécondation naturelle,
  • le motif de nombreuses consultations des couples pour infertilité.

1re conception à 30 ans : une évolution de la société

Dans les pays industrialisés et développés, un nombre croissant de patients se plaint d'une infertilité que la biologie n'explique qu'imparfaitement. Le retard à la première conception (grossesse) en est de plus en plus souvent la cause.

Cela s'explique par 3 raisons principales :

  • le contexte sociologique a changé : depuis 50 ou 60 ans, l'allongement de l'espérance de vie, la conservation d'une apparence juvénile, l'allongement de la durée des études repoussent d'autant la conception,
  • le confort des moyens de contraception (contrôle des naissances) repousse l'âge de la première grossesse à 30 ans en moyenne en France,
  • la réalisation scolaire et professionnelle est plus tardive, ce qui rend difficile pour les femmes de mener de front vie professionnelle et familiale.

Recours à la PMA et recul âge de la première procréation

Dans les pays développés et industrialisés comme la France, le retard de l'âge de la première grossesse, entraîne plus de difficultés chez certains couples à procréer :

  • certaines femmes restent fertiles et n'attendent pas, même passé 30 ans, pour tomber enceintes,
  • d'autres devront attendre des mois voire des années et consulteront pour infertilité.

Ce retard à la première conception entraîne un recours accru à la procréation médicalement assistée ou PMA.

Bon à savoir : pour une autoconservation de ses gamètes en vue d'une PMA ultérieure, le prélèvement d'ovocytes peut être réalisé chez la femme à compter de son 29e anniversaire et jusqu'à son 37e anniversaire. Pour l'homme, le recueil de spermatozoïdes peut être réalisé chez l'homme à compter de son 29e anniversaire et jusqu'à son 45e anniversaire (source : décret n° 2021-1243 du 28 septembre 2021 fixant les conditions d'organisation et de prise en charge des parcours d'assistance médicale à la procréation).

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