Il existe beaucoup de complications liées à une grossesse, et surtout à l’accouchement. Lorsque celle-ci est nécessaire, une césarienne. L’isthmocèle, liée à la cicatrisation, fait partie des risques d’une césarienne.
Faisons le point sur cette complication et son traitement.
Isthmocèle : qu’est-ce que c’est ?
Si le nom fait plus penser à une figure de géométrie, l’isthmocèle correspond à une anomalie, une complication de la cicatrice d’une césarienne.
On appelle « isthmocèle » (du grec ismos signifiant « passage étroit » et kele signifiant « tumeur, hernie ») une déhiscence (ouverture) de la cicatrice utérine.
En effet lors d’un accouchement, la césarienne laisse une cicatrice à la fois au niveau de la peau mais aussi de l’utérus.
L’utérus cicatriciel expose à des risques particuliers notamment lors des grossesses futures.
L’isthmocèle provoque généralement :
- des métrorragies (saignements entre les règles dus à l’accumulation de sang dans la cavité utérine) ;
- des douleurs pelviennes ;
- des dysménorrhées (perturbations des cycles menstruels) ;
- des problèmes d’infertilité dus à une mauvaise implantation dans l’endomètre pro-inflammatoire et à un mauvais transport des spermatozoïdes à cause de la présence de sang.
L’isthmocèle peut ainsi entraîner une infertilité secondaire.
Causes de l’isthmocèle
Lors d’une césarienne, dans la mesure où plusieurs plans ont été incisés, votre cicatrice ne se trouve pas seulement sur la peau mais également sur d’autres organes internes, notamment votre utérus.
On parle alors de cicatrice utérine (interne) et de cicatrice cutanée (externe).
Après une césarienne, l’utérus peut être encore davantage fragilisé s’il présente une déhiscence de la cicatrice qui se caractérise par :
- l’apparition d’un défect musculaire (faiblesse du muscle utérin) ;
- une ouverture plus ou moins profonde dans la partie antérieure de l’utérus.
Isthmocèle : quel traitement ?
L’isthmocèle n’est pas obligatoirement traité, et n’empêche pas une grossesse normale, mais dans certains cas, il peut nécessiter une intervention chirurgicale.
L’intervention sera davantage proposée s’il y a un désir de grossesse ou un problème d’infertilité, surtout en présence de symptômes invalidants (douleurs).
Avant d’envisager une réparation, des examens seront proposés afin de préciser la teneur de l’ishtmocèle. On pratiquera ainsi :
- une hystérosonographie : cet examen permet d’étudier les parois de l’utérus avec un échographe, pendant l’injection d’eau physiologique dans l’organe lui-même ;
- une hystéroscopie : le but est d’explorer la cavité utérine pour rechercher une anomalie. L’hystéroscopie permet d’explorer le canal endocervical et son trajet, la cavité utérine et les orifices internes des trompes.
Si besoin une chirurgie réparatrice sera réalisée :
- par coelioscopie, avec l’aide de l’hystéroscope ;
- par micro-laparotomie avec extériorisation de l’utérus ;
- par réparation par voie vaginale.